Le rôle des officiers de sécurité

Le rôle des officiers de sécurité

Rédigé le 21/01/2018
Vincent Abraham


En binôme ou en groupe, en lien avec d'autres forces de sécurité, il assure la protection de la personnalité sous plusieurs aspects. Ainsi, il organise la sécurité de son quotidien lors de ses déplacements et réunions en France ou à l'étranger, aussi bien dans sa vie professionnelle que privée. Il est au courant de son dossier médical et connaît ses éventuelles pathologies. Pour intégrer le SDLP, un policier doit disposer de trois années d'expérience et passer des tests de sélection. En moyenne, un candidat sur trois les réussit, avant de bénéficier d'une formation spécifique. Disposer d'un officier de sécurité permet d'assurer la continuité de l'Etat en ayant la certitude que les membres du gouvernement restent toujours joignables. Ce qui s'avère très utile en période de crise, comme lors des attentats de 2015.

 

Quelles règles s'appliquent à la protection ?
L'organisation du SDLP est régie par un arrêté d'août 2013. En revanche, il n'existe pas de texte précis qui détermine quelles sont les personnalités à protéger, la durée de cette protection et le nombre de personnels. La pratique et la nécessaire adaptation aux évolutions sécuritaires déterminent notre champ d'intervention. Nous protégeons le président de la République, les membres du gouvernement, les hautes autorités étrangères en visite en France et des personnalités françaises et étrangères menacées sur le sol français. Le risque terroriste pèse fortement sur le SDLP. Malgré les efforts consentis en termes de recrutement — 200 personnes depuis 2015 — nous nous situons à un très haut niveau d'engagement.

Faut-il réaffecter certaines missions ?
L'augmentation des actes de terrorisme et l'évolution des modes opératoires ont obligé le ministère de l'Intérieur à avoir une réflexion approfondie sur les protections à accorder et à définir des priorités, afin de garantir une protection aux personnes les plus menacées. Sans pour autant démultiplier les effectifs du SDLP. Un certain nombre de missions ont été levées et d'autres accordées. C'est le ministre de l'Intérieur, après avis techniques de ses services, qui prend cette décision. De manière régulière, des évolutions lui sont proposées.